Visite de l’association « Lire pour vivre » à Orly

Visite de l’association « Lire pour vivre » à Orly

J’ai visité le jeudi 27 septembre les locaux de l’association « Lire pour vivre », rue des Hautes-Bornes à Orly. C’était l’occasion d’échanger avec les bénévoles de l’association, des personnes formidables et pleines d’humanité.

J’ai aussi pu rencontrer tous ces personnes que l’association accompagne dans leur démarche d’insertion au sein de la société française.

Tous viennent d’horizons différents et ont leur propre histoire. Ils sont réunis autour d’un objectif commun : maîtriser le français afin de gagner en autonomie

L’association ne se veut cependant pas être une école. C’est un lieu de vie où les uns apprennent des autres. Les maîtres-mots sont solidarité et épanouissement personnel. Les ateliers sont construits d’ailleurs pour que chacun trouve sa voie. Ils vont de la peinture, à l’informatique, en passant par l’apprentissage de l’anglais, atelier assuré par Sally, bénévole d’origine américaine et très investie dans l’association. 

« Lire pour vivre » a su traverser le temps en s’adaptant continuellement aux nouvelles problématiques auxquelles l’association a dû faire face, sans jamais se défausser. Elle existe en effet depuis 2002. Cette longévité est à mettre au crédit de la dévotion de sa présidente et des bénévoles qui l’épaulent et prennent de leur temps. Pour cela ils doivent être portés en exemple.

Témoignages (source www.lirepourvivre.fr)

Belozia – Haïti – 64 ans

C’est difficile de commencer l’apprentissage de la lecture à plus de 50 ans, le plus compliqué c’est d’écrire.

Quel plaisir de pouvoir enfin lire son courrier soi-même et de n’avoir recours aux enfants que lorsque c’est trop difficile. Quel plaisir aussi de pouvoir prendre le métro seule et de ne plus prendre le bus 183 sans connaitre son terminus Choisy ou Orly !!

C’est aussi avoir plus de confiance en soi pour les actes de la vie quotidienne.

Vous voulez un secret? Mes petits enfants ne savent pas que je suis en cours d’apprentissage de lecture. Je leur lis donc, comme toutes les grands-mères des histoires. Mais si cela devient trop compliqué, j’ai oublié mes lunettes, j’ai soudain mal à la tête………

Kheria – Tunisie – 47 ans

J’ai la chance de pouvoir parler français à la maison car mon mari est turc francophone.

Mais avant, il devait toujours m’accompagner pour aller en courses, à la poste, effectuer des démarches. Maintenant je n’ai plus peur, je peux aller à Paris seule, je suis même allée à Tours par le train. Je peux envoyer une lettre recommandée ou un mandat.

Je me sens vraiment autonome.

Je peux communiquer et rencontrer d’autres dames avec lesquelles j’ai lié amitié. L’association c’est aussi un lieu qui permet de rompre l’isolement. Je me sens plus intégrée. En plus des cours à l’association, je regarde la télévision française et je lis même quelquefois le journal.

Nadira – Maroc – 36 ans

Jeune fille à l’école, j’ai appris un peu de Français au Maroc. C’est ma première année à l’association. Elle m’a été recommandée par la mairie d’Orly.

Je parle encore un français «cassé» mais il me permet d’effectuer des démarches seule, de regarder les chaînes de télévision surtout la 6 et la 15 pour l’information ou les films.

Grâce à Lire pour vivre, je retrouve d’autres femmes qui sont devenues des copines et on a pu aller ensemble au cinéma ou participer aux fêtes de la ville.

 

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