#NeRienLaisserPasser

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Aujourd’hui, 25 novembre 2018, a lieu la journée internationale d’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Il semble difficile de considérer qu’au XXIème siècle, en 2018,une telle journée puisse encore être nécessaire : comment concevoir que près de la moitié de l’espèce humaine soit encore invectivée, agressée, discriminée en raison de son genre ? L’existence de tels comportements, qui ne sont ni plus ni moins que des actes barbares, sont un outrage que l’humanité commet à l’encontre de l’humanité même.

Et pourtant, les chiffres ne mentent pas. Effrayants, implacables,ils nous rappellent que ce combat en faveur des droits des femmes est loin d’être terminé, et que nos efforts doivent converger et se poursuivre.

A l’échelle de la population mondiale, près de 35% des femmes ont déjà subi des violences physiques ou à caractère sexuel ; de même, on estime que la moitié des femmes assassinées de par le monde l’ont été par leur partenaire ou par leur famille. A ces sévices vient s’ajouter l’absence de considération pour le consentement des femmes : 750 millions d’entre elles ont été mariées avant même leur 18ème anniversaire,tandis que seulement 52% des femmes disent prendre librement des décisions concernant leur vie sexuelle.

Deux choses choquent davantage que ces faits : leur persistance dans le temps, et leur présence à tous les niveaux de nos sociétés.

Tous concernés

Ce serait une erreur de considérer que ces violences trouveraient leur origine dans les seuls pays sous-développés, ou se dérouleraient uniquement au sein des catégories socio-professionnelles les moins favorisées. Protéiformes, résilientes et insidieuses, ainsi peuvent être qualifiées ces pratiques que nous devons combattre de toutes nos forces.

En reconnaissant l’égalité entre les femmes et les hommes comme une grande cause nationale de son quinquennat, le Président de la République a effectué un acte politique à la fois ambitieux et nécessaire.

Il faut saluer l’action de l’exécutif en faveur de ce qui apparaît comme un impératif.

Promulgué le 5 août dernier, le texte de loi porté par Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, est venu renforcer l’arsenal législatif permettant de sanctionner les comportements à caractère sexiste ainsi que les violences commises à l’encontre des femmes. Point fondamental dans la stratégie mise en place par le Gouvernement, cette loi constitue la première action normative d’envergure entreprise en faveur de l’éradication des violences faites aux femmes.

Elle ne manquera pas d’être suivie, tout au long du quinquennat, d’initiatives gouvernementales et parlementaires permettant la réalisation des ambitions affichées par le Président de la République.

Nous, françaises et français, élues et élus, citoyennes et citoyens, devons continuer à agir afin que les droits fondamentaux des femmes ne constituent pas l’apanage d’une minorité qui souhaiterait priver la moitié de l’espèce humaine de son dû le plus légitime : sa dignité.

 

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