Ensemble contre la malnutrition

Ensemble contre la malnutrition

Les 29 et 30 octobre dernier était organisé à Madrid le Sommet parlementaire mondial contre la faim et la malnutrition. Cet événement majeur, placé sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, a réuni des parlementaires et représentants de près de 80 pays. À l’initiative de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF), j’ai intégré la délégation de la section française détachée pour l’occasion, et composée, entre autres, de deux députés et d’un sénateur.

Les interventions et échanges dont nous avons pu bénéficier durant ces deux journées de travail furent à la fois passionnants et alarmants.À la tribune ont ainsi pu se succéder un sénateur chilien, haranguant avec maestria l’assistance sur les dangers des aliments transformés pour la santé des plus jeunes, des délégués de pays africains soulignant avec justesse l’impact sur leur système économique de l’exploitation abusive par des tiers de leurs ressources naturelles, ou encore des parlementaires de tous horizons insistant sur le lien intime existant entre dérèglements climatiques, conflits armés et malnutrition.

Moi-même ai souhaité prendre la parole à cette occasion afin de défendre, au nom de la délégation française, le principe de dignité alimentaire, indissociable du droit fondamental et universel à la vie.

La faim et la malnutrition sont des maux insidieux parce que protéiformes : afin de répondre à la question de la famine dans les pays pauvres ou les zones de guerre, ne pourront être mises en œuvre les mêmes solutions devant être apportées au problème de l’obésité et du surpoids dans les pays riches ou en développement. Cette dichotomie démontre le paradoxe en présence : une partie de la planète mange trop et mal, tandis que l’autre peine à se nourrir et voit ses enfants mourir de faim. Ce constat est d’autant plus alarmant lorsque l’on sait que la production alimentaire mondiale permet théoriquement de nourrir l’ensemble de l’espèce humaine.

La seule nature des maux en présence réclame à ce que soit adoptée une approche à la fois multilatérale et multisectorielle. L’échange d’informations et la coopération interétatiques, tout comme la contribution des acteurs industriels et économiques, constituent des impératifs absolus dans la lutte contre la faim et la malnutrition.

La réalisation de l’objectif de développement durable n°2 de l’ONU, qui ne prévoit rien de moins ambitieux que la disparition de la faim et de la malnutrition dans le monde d’ici à l’année 2030, est à portée de main. Il ne tient qu’à nous, décideurs politiques, mais aussi à vous, citoyennes et citoyens, de tout mettre en œuvre afin de rationaliser notre modèle de consommation pour que demain, chaque personne humaine de par le monde puisse accéder à la dignité alimentaire.

Tel était le sens de mon discours à la tribune de ce sommet.

 

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