explication de vote du projet de loi de Programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales

Seul le prononcé fait foi

Madame la Présidente / Monsieur le Président,

Monsieur le ministre,

Monsieur le président de la commission des affaires étrangères,

Monsieur le rapporteur,

Chers collègues,

Ensemble, nous avons démontré que lorsqu’il s’agit de la lutte contre les inégalités mondiales, la représentation nationale et les acteurs du développement savent parler d’une voix unie, forte, solidaire et ambitieuse.

Fruit d’un large travail de co-construction avec la société civile, les diasporas, les collectivités territoriales et tous les acteurs du développement, ce projet de loi fait de la lutte contre la pauvreté et les inégalités mondiales l’objectif central de notre politique de développement en aidant les pays les plus vulnérables, notamment d’Afrique.

Telle est ma fierté mes chers collègues. Notre fierté !

Fierté d’entendre raisonner au-delà de ces murs, l’écho du travail que nous avons fait ensemble.

Fierté d’avoir construit des solutions avec la majorité comme l’opposition. L’adoption de ce projet de loi ne sera pas la victoire de la majorité ni le renoncement des oppositions. Elle sera l’expression de ce que notre législature dans son ensemble souhaite signifier alors que le monde souffre et a besoin d’espoir.

Cette fierté, je la nourris à l’égard de notre pays qui maintient le cap qu’il s’était lui-même fixé en matière de solidarité internationale. Cela est d’autant plus admirable à l’heure où la crise sanitaire aiguise les replis sur soi.

Fierté, pour le travail de la commission des affaires étrangères qui, forte de sa diversité, a fait montre d’un travail remarquable sous la férule du président Jean-Louis Bourlanges.

Fierté que nous ayons été à la hauteur de l’exigence de notre regrettée présidente, Marielle de Sarnez, qui par son action et son leadership, a posé les fondations de notre réussite collective.

Fierté de vous avoir accompagné Monsieur le rapporteur, cher Hervé Berville, avec ma collègue Valérie Thomas, dans la construction de ce texte. L’expérience, la maîtrise et l’ouverture dont vous avez fait preuve durant nos débats vous honorent.

Fierté enfin Monsieur le Ministre, cher Jean-Yves Le Drian. La représentation nationale, dans toutes ses composantes, est consciente de votre implication personnelle, aux côtés du chef de l’État, implication décisive pour la réussite de nos travaux.

Des avancées saillantes actées dès l’examen en commission du projet de loi, je retiendrai le renforcement sensible des ambitions françaises en matière d’action humanitaire. Dans une période d’instabilité grandissante, le continuum humanitaire-développement doit pouvoir répondre aux besoins des populations les plus vulnérables. Ce faisant, nous avons donné corps aux recommandations du travail mené conjointement par notre collègue Moetai Brotherson et moi-même, ce dont je ne peux que me réjouir.

Je retiendrai également l’inscription dans le texte du souci partagé de préserver la mobilité étudiante en provenance des pays les plus pauvres. Ces jeunes sont des acteurs à part entière du développement de leurs pays. À cet égard, la question de la hausse de leurs frais d’inscription suscite encore des interrogations légitime de la part de la représentation nationale.

Je retiendrai enfin la volonté d’associer davantage l’ensemble des parties prenantes locales à l’élaboration des politiques de développement, notamment les parlementaires de nos pays partenaires.

Nous avons co-construit cette loi en commission, mais aussi en séance publique, conformément aux engagements que nous avions pris, ministre, rapporteur et députés de la majorité, d’associer tous les bancs de l’Assemblée.

En séance, les résultats ont été au rendez-vous.

Je pense ici à l’intégration d’une cible complémentaire à celle des 0,7% de notre revenu national brut. Une trajectoire ambitieuse, vers laquelle notre pays devra désormais tendre sans relâche d’ici à 2025.

Je pense également à la problématique du produit de cession des biens mal acquis, qui bénéficierons désormais, en toute transparence, aux populations spoliées. Je tiens à saluer le dispositif issu du travail conjoint entre les députés et le Gouvernement.

Je citerai aussi la question de la création d’états civils fiables, à même de permettre à chaque individu voyant le jour sur cette planète de bénéficier d’une identité, droit fondamental à l’origine de tous les autres.

Citons également l’introduction de thématiques fondamentales, comme la promotion du commerce équitable, en ce qu’il lie la question de la croissance à celle du partage ; ou encore la lutte que nous devons mener sans relâche contre l’esclavage et le travail forcé.

Mes chers collègues, avec plus de 200 amendements adoptés en commission et en séance publique, je pense qu’il n’est pas exagéré de dire que nous avons pu, tous, sur chacun des bancs de notre hémicycle, apporter notre pierre à l’édifice législatif que nous sommes sur le point de voter.

Je terminerai donc en vous disant que je suis fier, fier de mon groupe parlementaire, celui de la République en Marche, qui, après s’être tant investi, après l’avoir autant enrichi, votera bien évidemment en faveur de ce projet de loi ; mais je vous dirai également que je suis fier de notre Assemblée, qui, dans toutes ses composantes, a ici démontré la remarquable qualité de son travail en faveur de cette belle cause qu’est la solidarité internationale.

Je vous remercie.

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