Retour sur la 6e Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial

La ville de Lyon accueillait cette semaine la 6ème Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Organisé pour la première fois en France, cet événement a réuni les représentants de nombreux pays et acteurs de la société civile dans l’objectif de lever des fonds en faveur de cet opérateur engagé dans la lutte contre les grandes pandémies.

En tant que président du groupe d’études parlementaire sur le sida, c’est avec enthousiasme et fierté que je me suis joint à la délégation parlementaire française dépêchée sur place afin de représenter l’Assemblée nationale.

Le 8 octobre, veille de l’ouverture de la Conférence, les Amis du Fonds mondial Europe m’ont convié à participer à un débat autour de la thématique « Capitaliser sur les succès pour relever les défis de la lutte contre les épidémies : un dialogue entre parlementaires et experts ». En compagnie d’homologues américains et allemands, cet événement m’a permis de mettre en avant l’importance que revêt l’engagement des parlementaires en faveur de la santé mondiale, engagement politique complétant utilement celui des experts scientifiques et des acteurs associatifs.

En amont de la Conférence, divers événements et conférences étaient organisés durant la matinée du 9 octobre. J’ai choisi pour ma part d’assister à la discussion menée à l’initiative de l’Agence Française de Développement autour des enjeux en Afrique de l’Ouest et du Centre dans le cadre de l’objectif de développement durable n°3 (« Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge »), de même qu’à un débat sur le rôle de catalyseur du Fonds mondial dans l’élimination régionale du paludisme, et plus particulièrement dans la zone du Sahel.

Après avoir assisté à l’ouverture du programme officiel de la Conférence de reconstitution par madame Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et monsieur Peter Sands, directeur exécutif du Fonds mondial, je me suis rendu à la conférence-débat organisé par Gilead France à propos de la collaboration Nord-Sud dans la lutte contre le VIH et le VHC. J’intervenais à cette occasion sur le nécessaire dialogue devant exister entre les parlementaires des pays du Nord et ceux du Sud, lesquels constituent des interfaces d’échanges politiques privilégiées, non seulement entre eux, mais également entre les populations et les gouvernements

Le 10 octobre, le Président de la République Emmanuel Macron clôturait cette 6ème Conférence, accueillie par la France à son initiative, avec l’annonce du résultat de la reconstitution des ressources. Sa prise de parole était particulièrement attendue de la part des délégations présentes, mais également de celle des acteurs associatifs engagés dans la lutte contre les grandes pandémies. Pour rappel, l’objectif affiché de cette Conférence était de réunir 14 milliards de dollars afin de financier le Fonds mondial pendant les trois prochaines années. À cet égard, cet événement fût résolument un succès : 13,8 milliards de dollars récoltés, avec un engagement présidentiel de compléter cette somme afin d’atteindre le chiffre escompté.

Avec près de 1.300.000.000 d’euros, soit 20% de plus que sa précédente contribution, notre pays démontre sa volonté d’en découdre avec le sida, la tuberculose et le paludisme dans le monde. Deuxième contributeur historique, cofondateur du Fonds mondial et hôte de cette 6ème Conférence, la France impose une fois encore son leadership en matière de santé mondiale, le Président Macron poursuivant et amplifiant ainsi le travail accompli par ses prédécesseurs.

Ce succès est bien évidemment celui de la France et de ses partenaires, mais c’est également celui d’organisations non-gouvernementales engagées dans la préservation de la santé mondiale, comme la Fondation Bill et Miranda Gates, principal contributeur issu de la société civile avec 700.000.000 de dollars. C’est aussi et surtout celui de l’ensemble des acteurs associatifs mobilisés de par le monde afin de lutter contre les grandes pandémies, en œuvrant pour l’accès aux soins bien évidemment, mais encore en faveur de la promotion des droits de celles et ceux qui ne peuvent se battre seuls pour les faire respecter. Sans ces femmes et ces hommes de terrain, ces 14 milliards ne seraient jamais que des chiffres.

Il s’agit à présent de capitaliser sur la réussite de cette reconstitution des ressources, et de mobiliser autour de ces problématiques les acteurs politiques, économiques et associatifs afin de mettre un terme définitif à ces épidémies durant la prochaine décennie.

À mon humble échelle, je m’engage à mettre en œuvre tous les moyens dont je dispose pour que ce l’on pensait n’être qu’une utopie devienne une réalité.

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