Vaincre le SIDA : une lutte, des moyens et des mots

César du meilleur film en 2017, le long-métrage 120 battements par minute du réalisateur Robin Campillo évoquait avec force et émotion le combat mené par l’association Act Up-Paris durant les années 1990.

Si les événements du film se déroulent il y a près de 30 ans, la lutte contre le VIH, elle, est toujours d’actualité. Les progrès effectués par la médecine moderne laissent à penser que l’avantage ne se trouve désormais plus dans le camp du virus.

Certes, l’accroissement de l’efficacité des traitements antiviraux et l’allègement des trithérapies permettent aujourd’hui à une personne atteinte du SIDA de bénéficier d’une espérance de vie pratiquement égale à celle d’une personne en bonne santé. Cette avancée remarquable ne doit néanmoins pas faire oublier qu’il n’existe toujours pas de vaccin contre le SIDA, unique moyen sanitaire permettant d’éradiquer définitivement l’épidémie.

On estime 34 millions de personnes dans le monde vivent actuellement avec le SIDA. En France, près de 6.000 personnes ont découvert leur séropositivité en 2017, soit une hausse de près de 5% en quatre ans.

En l’absence de vaccin, les seuls moyens de lutte dont nous disposons sont le dépistage et la prévention. La mise en œuvre du dépistage ainsi que celle de la prévention, requièrent un élément crucial : la sensibilisation des populations.

A l’ère du tout numérique, cette sensibilisation doit évidemment passer par les nouvelles technologies de l’information. A ce titre, les réseaux sociaux permettent désormais d’effectuer à moindre coût des campagnes d’information susceptibles de toucher un public relativement large. Cela ne signifie pas que les campagnes classiques, par exemple par le biais de spots télévisés ou d’un affichage dans les lieux publics, doivent être abandonnées, car elles constituent un complément indispensable en termes de visibilité.

Ces dernières années ont vu le SIDA s’effacer médiatiquement. Cette disparition progressive sonne comme une forme de reddition face à un ennemi dont nous n’avons toujours pas triomphé. Tout comme aux prémisses de l’épidémie, ce sont les acteurs associatifs qui ont repris le flambeau, et qui continuent d’informer, tant sur la maladie que sur les moyens de la combattre.

C’est dans ce contexte, qui appelle à un sursaut collectif, que je recevrai lors d’une réunion du groupe d’étude SIDA le 17 octobre prochain les représentants des associations AIDES et Solidarité SIDA, fortement mobilisées autour de la question qui constituera le fil rouge de cette audition : « Communiquer sur le SIDA aujourd’hui ».

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